A l’occasion du tournage d’un documentaire consacré à l’une des dernières forêts primaires tempérées du globe en 2009, j’ai pu passer un mois sur les îles d’Haida Gwaii (alias Queen Charlotte Islands ) en Colombie Britannique, Canada.

C’est le royaume du corbeau, l’animal sacré. La nature y est brute, s’exprimant à coups de tempêtes et de tremblements de terre.

Parmi les cinq milles habitants référencés – pour autant d’ours noirs – les indiens Haïdas, rescapés d’un peuple de marins redoutables qui domina le nord ouest américain pendant plusieurs siècles, avant d’être décimé par les maladies venues d’Europe.

La culture de leurs ancêtres a presque disparue, victime d’un siècle de politiques d’assimilation forcée menée par les autorités canadiennes et l’église. Les Haidas s’emploient aujourd’hui à lui redonner vie.

Sur Haida Gwaï, on croise aussi de robustes bûcherons armés de tronçonneuses monstrueuses, tranchant quotidiennement des arbres millénaires géants, ou encore des écolo alter mondialistes qui retournent à la terre.

Et puis quelques quidams venus s’échouer là pour trouver la paix.

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